Interrupteurs

Comment choisir les options de sorties de votre interrupteur?

Il existe quatre catégories de sorties pouvant équiper nos interrupteurs :

  • PCB
  • Cosse
  • Filaire
  • Connecteur

L’option de sortie dépendra de l’utilisation qui sera faite de l’interrupteur.

Sorties PCB

Vous pouvez opter soit pour une sortie traversante, les picots de l’interrupteur viennent traverser le PCB et se fixer à l’arrière par une soudure à l’étain (soudure manuelle ou à la vague).  Bien qu’elle présente des avantages en termes de résistance de fixation sur le PCB, cette option est moins utilisée actuellement. On conserve ce type de sortie pour des petites séries ou des prototypes.

Vous pouvez également choisir une sortie CMS. Le montage de l’interrupteur se fait alors en surface. Les picots sont posés sur une pâte à braser puis chauffés afin d’assurer la fixation et de réaliser l’interface électrique. Cette technique présente l’avantage de diminuer les pas entre les composants et donc de permettre la miniaturisation du matériel fabriqué.

Sorties à cosse

C’est la solution la plus généralement choisie, il en existe 3 formes :

  • Cosses à souder

    C’est la connectique la plus standard. L’interrupteur est équipé de cosses dans lesquelles on vient souder les fils avant de monter l’interface sur le panneau. Cela vient ajouter une étape, qui ne peut être que manuelle, dans le montage du produit. Ce type de sortie n’est donc pas adapté aux grandes séries. Néanmoins, elle reste la meilleure solution pour les courants forts (meilleure liaison = meilleure dissipation)

  • Cosses faston normalisées

    Un système de prises mâles-femelles qui existent en 4 largeurs standards : 1,57 ; 2,8 ; 4,7 et 6,35mm. Cette connexion ultra pratique est très utilisée quand il y a peu de fils à raccorder. C’est certainement la sortie la plus demandée. Néanmoins, elle reste proscrite dans certains domaines d’application comme le transport ferroviaire car elle possède une faible résistance mécanique aux vibrations et aux tractions.

  • Cosses à vis

    C’est une connectique pratique et résistante, que l’on opte  pour  un système de vis+ étrier ou de borne. Très concrètement, on fait passer les fils dénudés dans l’étrier ou la borne et on les serre à l’aide d’une vis.

Sorties filaires

L’interrupteur est directement équipé de fils qui peuvent être regroupés par une gaine sous forme de câble. Cette option de sortie est à privilégier en cas de besoin d’une étanchéité totale à l’arrière du panneau. En effet, les fils sont noyés à l’intérieur de l’interrupteur grâce à un surmoulage basse pression ou à une résine époxy, renforçant par la même occasion l’étanchéité de l’interrupteur.

Sorties Connecteurs

Ici, le connecteur est intégré à l’interrupteur, ce qui permet de le connecter directement au matériel. Cette solution simplifie l’assemblage final, nos interfaces venant se connecter rapidement au faisceau de nos clients. Cette option est utilisée dans de nombreux domaines et devient quasiment indispensable dans les applications de transport. Il peut arriver que nos interrupteurs ne comportent pas de sortie connecteur en standard. Nous proposons alors des boîtiers qui viennent se fixer sur les cosses faston normalisées les transformant en sorties connecteurs.

 

Pourquoi choisir un interrupteur possédant une fonction NC/NO ?

 - Un seul interrupteur pour deux opérations

Un interrupteur classique possède une entrée et une sortie. Il peut être NO (Normally Open) ou NC (Normally
Closed).
Un interrupteur avec une fonction NC/NO possède une entrée et 2 sorties, avec par conséquent 2 actions possibles. Une action par défaut lorsqu’il est au repos et une seconde action lorsqu’il est activé.


Cette double fonction présente un intérêt certain dans de nombreuses applications, mais prenons un exemple concret : le casque Push-to-talk Un seul interrupteur vous permet de contrôler les écouteurs et le micro du casque. Au repos les écouteurs fonctionnent, vous pouvez entendre votre interlocuteur. En activant l’interrupteur les écouteurs se coupent et le micro se met à fonctionner vous permettant de communiquer des informations à votre tour.

Grâce à la fonction NC/NO, l’interrupteur devient multifonction. Un seul commutateur permet 3 configurations électriques : NC, NO et NC/NO. Ce qui vous permet de rationaliser le design de vos matériels ainsi que vos achats de composants.

- Un haut niveau de sécurité

Un interrupteur NC/NO offre également une fonction de redondance. Il permet de vérifier le bon fonctionnement du système et donc de l’appareil sur lequel il est monté. Cela constitue un véritable avantage dans certaines applications où la fiabilité du matériel utilisé est essentielle (domaine médical ou militaire).

La miniaturisation de cette fonction est difficile, elle est donc peu courante sur le marché des microtouches. Nos ingénieurs ont développé un dôme à la forme spécifique permettant de conserver le circuit fermé au repos. La microtouche Multimec Série 5 conserve ses principales caractéristiques techniques (haute température d’utilisation, configuration de la force d’appui, étanchéité IP67…) et propose désormais une fonction NC/NO avec une durée de vie d’1 million de cycles.
           

Quelles solutions d’interface pour vos cabines de véhicules ?

Deux critères clés encadrent la conception d’une solution d’interface pour une cabine de véhicule off-road :
  • Un design compact et ergonomique afin de pouvoir s’intégrer dans un espace réduit tout en conservant une simplicité d’utilisation.
  • Une robustesse à toute épreuve pour résister aux environnements d’utilisation exigeants.
Ergonomie et environnement intérieur
La multiplication des options et des équipements dans les cabines de véhicules off-road implique une augmentation du nombre d’interfaces et, par voie de conséquence, une réflexion importante sur le design des composants. Forme, couleur, marquage, rétro-éclairage, montage…tout doit être pensé pour gagner de l’espace et simplifier l’utilisation de l’équipement.
  • Couleur, marquage et rétro-éclairage
Nos composants sont généralement conçus en matière plastique. Cela présente l’intérêt de réduire le poids de l’équipement mais également de le personnaliser aux couleurs du client. Jaune, orange, rouge, vert et noir sont les couleurs habituellement utilisées pour permettre à l’utilisateur d’identifier facilement et rapidement les différentes fonctions proposées par le tableau de bord et les poignées du véhicule.

La forme des interrupteurs peut également être adaptée afin d’augmenter la surface de marquage et de rétro-éclairage et ainsi améliorer sa visibilité dans la cabine.
  • Forme et montage
Afin de faciliter l’installation de nombreux composants sur des surfaces réduites (poignées), leur encombrement extérieur peut être réduit tout en maintenant leur surface d’activation. Cette opération permet le montage en matrice de plus de composants sur une même surface.
L’écrou de fixation sous panneau peut également être remplacé par un système d’ergots intégrés à la collerette de l’interrupteur. Ergots dans lesquels vient s’insérer une clé spécifique permettant un montage rapide par le dessus.
Robustesse et environnement extérieur
Par définition les véhicules agricoles sont utilisés dans des environnements extérieurs difficiles. Poussière, humidité, hydrocarbures et UV peuvent venir altérer le fonctionnement des équipements. Parce que les composants utilisés dans ces cabines ne peuvent constituer des points faibles, nos équipes développent des interfaces résistant aux agressions extérieures.
  • Etanchéité, durée de vie et effet tactile
Un minimum d’étanchéité IP67 doit être préconisé pour les interfaces spécifiques aux véhicules agricoles. On peut également envisager un niveau allant jusqu’à IP69K, particulièrement pour les véhicules aux cabines ouvertes, plus exposés aux intempéries.

L’investissement que représente l’achat d’un véhicule agricole implique pour le constructeur d’offrir à son client une fiabilité sans faille du matériel. Les composants utilisés dans les cabines ont une longue durée de vie et peuvent être actionnés de nombreuses fois sans perte d’efficacité.

Nous proposons également des composants à l’effet tactile renforcé. Ce mécanisme « snap-action » vous assure un double niveau de sécurité :
- Aucun risque d’activation
intempestive en cas de chocs, chutes ou fortes vibrations. - Une commutation avec retour audible et tactile même en portant des gants de travail.
  • Résistance des matériaux
Une vigilance toute particulière est nécessaire dans le choix des matières plastiques et élastomères d’un composant destiné à être utilisé dans une cabine de véhicule agricole. Ces matières doivent pouvoir résister à des écarts de température extrêmes (-40°/+85°C). Elles doivent également résister aux hydrocarbures, graisses et huiles qui couvrent généralement les parties hydrauliques du véhicule.

Des adjuvants peuvent être intégrés dans la matière afin d’améliorer la stabilisation de la couleur du plastique face aux UV. La couleur du composant ne virera pas en cas d’exposition régulière au soleil.

APEM va aujourd’hui plus loin pour répondre aux problématiques de ses clients en développant des solutions complètes d’interface intégrables dans les véhicules. Nos équipes peuvent concevoir des solutions clé en main intégrant composants (clavier, interrupteur, joystick) + carte de communication électronique standard + programmation basée sur le Bus Can. Les avantages pour nos clients industriels sont nombreux : la réactivité et la flexibilité d’un fournisseur unique, sans frais d’investissement importants.

Comment adapter un interrupteur à levier à votre design ?

Pour s’intégrer au mieux dans votre équipement, les interrupteurs à levier APEM sont personnalisables. Lors de la conception, 4 points sont à prendre en considération :
  • L’ergonomie
  • La finition
  • Le verrouillage
  • Les accessoires
L’ergonomie du levier
L’organe de manœuvre peut être adapté en longueur ainsi qu’en largeur, toutes les dimensions sont possibles. Pour la matière, plusieurs options sont également proposées. Le laiton est généralement choisi car les leviers en laiton résistent bien aux chocs ou torsions en se déformant, évitant ainsi la casse et la perte de fonction de l’appareil. Mais pour obtenir des formes spécifiques, il est également possible d’opter pour un organe de manœuvre en plastique. Choix qui présente aussi l’avantage de personnaliser la couleur en fonction de votre nuancier (RAL/Pantone).
Le levier peut aussi comporter un marquage particulier (anneau de couleur, point luminescent, etc.).
La finition
L’interrupteur peut faire l’objet d’un traitement de surface spécifique (aspect discret pour les applications militaires, par exemple). Anodisation colorée ou non, finition chromé brillant, gris ou noir mat, laiton nickelé, voire même laiton brut… le choix est vaste pour adapter au mieux l’interrupteur à son environnement.
De plus, ces finitions contribuent à la résistance à la corrosion et à l’abrasion (poussière, acide, hydrocarbures, brouillard salin…).
Le verrouillage
Deux ergots intégrés au canon bloquent le basculement du levier. Ce dernier doit être soulevé pour être activé. Le verrouillage présente un intérêt en tant que fonction de contrôle de l’interrupteur mais également afin d’éviter toute manœuvre intempestive en cas de fortes secousses ou vibrations (fonctions embarquées).
Le verrou peut être personnalisé afin d’adapter la cinématique du levier à votre application. Verrouillage du levier sur un seul côté ou simple durcissement de la manœuvre, il existe plus d’une trentaine de formes d’ergots possibles.
Les accessoires
Nous proposons 2 types d’accessoires :
  • Capuchons d’étanchéité
  • Comme leur nom l’indique ces derniers ont pour principale fonction d’améliorer l’étanchéité des interrupteurs. Néanmoins, pour certaines applications, ils peuvent également modifier le design du levier en lui donnant une forme de joystick, par exemple. Ces accessoires sont souvent conçus spécifiquement pour une forme de levier. Mais nous proposons également des capuchons tronqués placés à la base de l’organe de manœuvre et pouvant s’adapter à diverses formes de levier… une bonne solution qualité/prix.
  • Caches de sécurité
    • Le contrôle de manœuvres intempestives.
    • La preuve d’utilisation du matériel lorsqu’ils sont scellés.
    • Le retour de l’état initial d’un interrupteur en le rabattant dans une position prédéterminée.
  • Par leur couleur, leur forme et leur matière, les caches de sécurité s’adaptent à votre application.

Personnalisation esthétique, fonction de contrôle ou amélioration de la robustesse, toutes nos options se combinent afin de créer le produit qui correspond à votre besoin.

Quels sont les critères de conception d’un interrupteur pour le marché militaire ?

Les interrupteurs utilisés dans le cadre d’applications militaires possèdent des caractéristiques techniques et ergonomiques spécifiques leur assurant un haut niveau de performance et de fiabilité. Ces caractéristiques sont à prendre en considération dès la conception de l’interrupteur. Trois questions doivent alors être posées.
Quelles normes régissent les applications militaires ?
Dans ce domaine deux normes sont incontournables :
- CECC 96000 : une norme qualitative européenne qui établit les règles de tests auxquels doivent être soumis les interrupteurs. Les versions intermédiaires CECC 96401-001 / 96201-005 / 96201-008 définissent les tests spécifiques pour le marché militaire.
- MIL : une homologation américaine qui confère une accréditation à fabriquer pour l’armée américaine. Les versions MIL STD 810 et 202 définissent les conditions de tests environnementaux, la MIL STD 1472 encadre les règles de conception d’un produit, enfin la MIL STD 461 détermine les conditions de tests pour CEM.
Il existe également des listes préférentielles de produits QPL (MIL STD 3950 et MIL STD 83731), QPL (CECC) et MUAHAG qui regroupent l’ensemble des produits et composants qualifiés par les armées européennes et américaines. Les interrupteurs inscrits dans ces listes doivent être homologués par les normes MIL et/ou CECC.
APEM est également référencé fabricant OTAN (n°F7507). Nos lignes de fabrication ont été auditées et accréditées afin d’assurer une traçabilité de l’ensemble de notre production dédiée au marché militaire.
Quel design pour un haut niveau de performance ?
Quatre points sont à considérer :
- L’étanchéité Au minimum un niveau d’étanchéité IP67 ou IP68 (immersion sous 10m d’eau), assurera une protection suffisante aux infiltrations d’eau, de sable ou de poussière….
- La résistance aux hydrocarbures et acides Une vigilance toute particulière est nécessaire dans le choix des matières plastiques et élastomères d’un interrupteur destiné à être utilisé pour une application militaire. La question se posera essentiellement pour le corps et les joints d’étanchéité. Le choix devra alors se porter vers des matériaux de type DAP ou PBT.
- La résistance mécanique Un interrupteur destiné au marché militaire doit résister aux chocs, agressions, vibrations. Les pièces utilisées dans la fabrication de l’interrupteur doivent pouvoir supporter des déformations et de fortes accélérations ou décélérations, sans casser (résistance aux tests soumis par la norme CECC). Le corps double paroi améliore la résistance aux chocs et vibrations. Pour compenser les points faibles de l’assemblage premier, on ajoute une seconde paroi collée à l’époxy qui vient rigidifier l’ensemble. Cette double paroi va permettre à l’interrupteur de résister au transport aérien en soute non pressurisée.
- L’immunité électromagnétique Par définition, les interrupteurs ont une immunité électromagnétique. La faille qui fragilise l’ensemble de l’appareillage vient généralement des joints d’étanchéité. Afin d’assurer la continuité de masse du blindage électromagnétique de l’appareillage, on utilisera des joints conducteurs (joint élastomère conducteur ou chargé de carbone).
Quelle finition spécifique ?
Le chromage noir pour les pièces métalliques modifie l’aspect de l’interrupteur. Ce revêtement noir mat non réfléchissant assure un aspect discret en utilisation. Il augmente également la résistance à l’usure et à l’abrasion (poussière, acide, hydrocarbures, brouillard salin…) APEM maîtrise toutes les étapes de fabrication de ses interrupteurs dédiés au marché militaire. Cette expertise industrielle assure la continuité de toutes nos gammes dans le temps et garantit le maintien de nos produits opérationnels pendant de longues années.

Mécanisme « snap-action » et résistance aux chocs


Lorsqu’un produit est destiné à être utilisé dans un environnement difficile, le niveau de résistance aux chocs et vibrations est une donnée à prendre en considération.

La résistance aux chocs mesure la fiabilité du contact électrique et plus particulièrement l’aptitude à conserver la fonction électrique lors d’un choc ou de fortes vibrations. La norme IEC 512-4c/4d définit les tests de mesure de ce niveau de résistance en évaluant la capacité d’un interrupteur à résister à des accélérations et décélérations brusques et successives.

Afin de choisir un produit qui sera suffisamment résistant et évitera une activation intempestive en cas de chocs ou de fortes vibrations, deux points doivent être évalués :
1) La pression de contact
Plus elle sera importante, plus le niveau de résistance sera élevé.

2) La masse de l’interrupteur
Les mécanismes légers résistent mieux aux chocs car ils sont moins soumis au phénomène d’inertie.

Le mécanisme « snap-action » présente l’avantage d’associer ces deux caractéristiques. C’est un mécanisme à rupture brusque sans état intermédiaire. La commutation se fait grâce à la déformation d’un ressort ou d’un contact mobile sous la pression du commutateur.

En optant pour un mécanisme de type « snap-action » lors de la conception d’un interrupteur, on peut conserver une force de manœuvre standard, tout en obtenant une pression de contact importante. Par conséquent, même en cas de chocs ou de fortes vibrations, le contact ne peut se faire sans une action directe sur le commutateur. De plus, pour que le contact mobile puisse se déformer, il doit être fin et léger, ce qui, de manière inhérente, le rend résistant aux chocs (faible inertie).

Il existe deux tests permettant de vérifier la conformité aux préconisations de la norme IEC 512-4c/4d.
Test de vibrations sur table vibrante permettant un paramétrage précis ainsi que des vibrations sur 2 ou 3 axes.
Test de chocs grâce à un dispositif monté sur 2 colonnes et simulant la chute du produit testé. La valeur générique de décélération à laquelle le produit est soumis équivaut à 50g.

Que mesure l’indice de résistance IK ?

Longtemps rattaché au test d’étanchéité IP, l’indice IK est devenu depuis 1995, un indice spécifique mesurant la résistance mécanique d’un produit aux impacts. Il est désormais rattaché à la norme EN 62-262.
Cet indice peut être un critère déterminant dans la sélection d’un produit. Il n’a pas de lien avec la durée de vie mécanique, mais correspond au risque d’agression auquel un produit peut être soumis dans son environnement d’utilisation. Il constitue par conséquent, une valeur clé pour des produits à destination du grand public.

IK L’indice IK se mesure grâce à un test spécifique, réalisé à l’aide d’un « Mouton de Sharpy ».

Ce balancier mesure le degré de résistance d’un produit soumis à l’énergie de trois impacts répétés à l’identique.

L’énergie du choc (exprimée en joules) est déterminée par 2 critères :

- La distance entre le marteau et l’échantillon testé

- Le poids du marteau

En fonction du niveau de résistance obtenu durant le test, on peut attribuer un indice IK au produit testé. Cet indice s’échelonne de 0 à 10 et détermine, en cas d’impact, quel niveau d’énergie le produit peut absorber. 

IK00 Aucune résistance
IK01 Résistance à un impact de 0.14 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.25kg tombant d’une hauteur de 56mm.
IK02 Résistance à un impact de 0.2 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.25kg tombant d’une hauteur de 80mm.
IK03 Résistance à un impact de 0.35 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.25kg tombant d’une hauteur de 140mm.
IK04 Résistance à un impact de 0.5 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.25kg tombant d’une hauteur de 200mm.
IK05 Résistance à un impact de 0.7 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.25kg tombant d’une hauteur de 280mm.
IK06 Résistance à un impact de 1 joule
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.25kg tombant d’une hauteur de 400mm.
IK07 Résistance à un impact de 2 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 0.5kg tombant d’une hauteur de 400mm.
IK08 Résistance à un impact de 5 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 1.7kg tombant d’une hauteur de 300mm.
IK09 Résistance à un impact de 10 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 5kg tombant d’une hauteur de 200mm.
IK10 Résistance à un impact de 20 joules
Equivaut à l’impact d’une masse de 5kg tombant d’une hauteur de 400mm.

Le laboratoire qualité intégré d’APEM réalise ce test de résistance IK en respectant strictement les critères de mesure déterminés par la norme EN 62-262.
 

Quel effet tactile correspond à votre besoin ?

Il s’agit d’abord de se poser les bonnes questions.
  • Quelle est la place disponible pour l’interrupteur ?
  • Sera-t-il manœuvré fréquemment ou pas ?
  • Quelle devra être la netteté du signal ? Sa force ?
  • L’équipement sera-t-il soumis aux vibrations ?
  • Devra-t-il être étanche à l’environnement ?
  • Quelle est la durée de vie requise ?
  • Quelle est l’importance du prix ?
L’effet tactile peut être obtenu par un ressort, une coupelle métal ou une membrane polyester. Dans les trois cas, c’est la déformation de ce dispositif par l’enfoncement du bouton de l’interrupteur qui établit le contact. Mais la similitude s’arrête là et il est plus facile de choisir en connaissant les points forts et faibles de chaque dispositif. Les mécanismes d’effet tactile diffèrent beaucoup en termes de coût, fiabilité et sensation. Mais surtout, ils diffèrent par la force de manœuvre et la course requises pour actionner l’interrupteur. Ces deux dernières variables ont des conséquences sur la durée de vie de l’équipement et son confort d’utilisation. L’effet tactile d’un clavier d’ordinateur, constamment utilisé et demandant peu de force, ne doit pas ressembler à celui d’un interrupteur de chariot élévateur, où des manœuvres rares, avec des gants, demandent une forte résistance et un retour très net.

Voici l’aide-mémoire des ingénieurs APEM:

Courbe force/course d’un mécanisme d’effet tactile basé sur un ressort horizontal 
Le mécanisme à ressort : diffère selon la position du ressort dans le mécanisme.

Positionné verticalement, le mécanisme fonctionne par simple enfoncement du ressort. C’est le plus souple des mécanismes d’effet tactile : il s’accommode d’une course longue et peut être utilisé sur de gros interrupteurs. Il permet un usage fréquent pour une durée de vie de 10 millions de cycles. La sensation procurée est moins satisfaisante que celle d’une coupelle, car sans indication précise de l’actionnement. Les ressorts peuvent être sujets à des manœuvres accidentelles en cas de fortes vibrations.

Positionné horizontalement, le mécanisme procure une sensation tactile très importante accompagnée d’un bruit métallique lors de la commutation. Ce système de rupture brusque est robuste aux vibrations et permet de commuter des courants importants.
Dans les deux cas, les mécanismes à ressort doivent souvent être combinés à une membrane pour réaliser une étanchéité frontale.

Courbe force/course d’un mécanisme d’effet tactile basé sur une coupelle métal
Les coupelles métal : sont en acier inoxydable. Lorsqu’elles sont compressées, elles s’enfoncent, actionnent l’interrupteur, puis retrouvent leur forme convexe initiale. Les coupelles métal procurent un excellent retour tactile, donnant à l’utilisateur un signal net et précis. Mais elles sont limitées en taille : au-delà de 16 mm, le métal ne retrouve pas bien sa forme initiale. Les coupelles métal assurent le meilleur effet tactile et sont habituellement la solution la plus onéreuse.

Courbe force/course d’un mécanisme d’effet tactile basé sur une membrane 
Les membranes : sont constituées d’une bulle de polyester garnie de graphite. Elles fonctionnement correctement dans des tailles supérieures à celles des coupelles métal et sont moins chères. Mais leur retour tactile est moins net. Ceci peut être intéressant dans les applications répétitives, où un retour trop énergique peut être gênant pour l’utilisateur. Moins limitées en taille que les coupelles métal, les membranes ont aussi une durée de vie supérieure. Et elles peuvent prendre pratiquement n’importe quelle forme, rendant l’interrupteur étanche sans ajout d’autres composants.
Tous les mécanismes d’effet tactile doivent être calibrés en vue de leur utilisation finale. Le Service Qualité APEM utilise une machine Force Course pour s’assurer que les mécanismes d’effet tactile sont bien adaptés. 

Quelle solution d’étanchéité correspond le mieux à mon besoin?


Il existe plusieurs solutions (ou combinaisons) d’étanchéité, chacune présentant des avantages dans certaines applications. Exiger le meilleur niveau d’étanchéité possible présente un inconvénient majeur : des coûts de composants plus élevés et des processus d’assemblage plus compliqués.

Eviter les excès de technologie par une bonne connaissance des solutions adaptées :
Etanchéité totale de l’interrupteur


Cette option correspond à une excellente étanchéité. Pratiquement tous les niveaux d’étanchéité avant ou arrière sont réalisables sur les interrupteurs, y compris IP69. Le mécanisme de l’appareil étant entièrement protégé, ceci est un bon choix pour les applications autonomes dans lesquelles l’interrupteur lui-même est exposé à des environnements sévères (tracteurs, grues et autres applications industrielles).
L’étanchéité totale est aussi la seule solution quand la sécurité est une considération essentielle et en cas de doutes sur l’étanchéité du boîtier dans lequel l’interrupteur sera intégré.
L’étanchéité totale est proposée en option sur la plupart des interrupteurs APEM. Les séries suivantes peuvent offrir une étanchéité de niveau IP69 : PBA (lumineux ou non), 3500, IP (non lumineux seulement), AV9S et AV3S.

Etanchéité frontale

Destinée à empêcher la pénétration des liquides et particules dans ou derrière le boîtier ou le panneau. Utilisée principalement quand l’interrupteur est intégré dans un produit plus sophistiqué contenant d’autres composants potentiellement fragiles. L’interrupteur lui-même peut être étanche ou non, selon l’application. Si le boîtier contenant l’interrupteur est entièrement étanche, il n’est souvent pas nécessaire de dépenser plus pour que l’interrupteur le soit également. Notez que quand un interrupteur entièrement étanche est intégré sur un panneau étanche, les essais doivent être effectués séparément sur l’interrupteur seul puis sur l’interrupteur monté. L’étanchéité frontale est disponible sur la plupart des interrupteurs APEM.


Capuchons d’étanchéité


Une option relativement simple, qui joue le même rôle que l’étanchéité frontale et est adaptée dans le cas d’un budget serré. Egalement utile comme solution rétroactive sur un produit existant ayant des problèmes d’étanchéité. Les capuchons d’étanchéité APEM peuvent être utilisés sur la plupart des interrupteurs APEM. Notez que les capuchons d’étanchéité sont susceptibles d’être coupés par des objets tranchants, ce qui les rend inadaptés dans certains environnements.





Qu’est-ce que le RoHS ? Les interrupteurs APEM sont-ils conformes ?

La Directive RoHS concerne "l’interdiction de l’usage de certaines substances dangereuses sur les équipements électriques et électroniques ».  Cette directive interdit l’utilisation sur le marché européen de nouveaux équipements électriques et électroniques contenant plus que les niveaux admis de plomb, cadmium, mercure, chrome hexavalent, polybromobiphényles (PBB) et polybromodiphényléthers (PBDE).

Tous les interrupteurs APEM sont en conformité avec cette directive.

Qu’est-ce que la protection IP69K ?

Le but de ce test est de simuler les conditions de nettoyage sous pression dans une usine. La norme allemande DIN 40050-9 ajoute au système d’évaluation de la norme CEI 60529 un niveau IP69K pour les applications de lavage haute pression et haute température. Les enveloppes des matériels doivent être étanches à la poussière (IP6X), mais également supporter un nettoyage haute pression à haute température. Le test définit une buse d’arrosage alimentée avec de l’eau à 80°C, avec une pression de 80–100 bars et un débit de 14–16 litres/minute. La buse est tenue à 10–15 cm de l’équipement testé, successivement à des angles de 0°, 30°, 60° et 90°, pendant 30 secondes. Le dispositif de test est situé sur une table rotative qui tourne une fois toutes les 12 secondes.
Le test IP69K a initialement été développé pour les véhicules routiers, spécialement ceux qui nécessitent un nettoyage intensif régulier (dumpers, camions-toupie…), mais s’utilise également dans d’autres domaines, par exemple l’agro-alimentaire.








IP69K

Cycles de 30 secondes
14 à 16 litres par minute 
Eau à 80°C
80-100 bars




Comment choisir un interrupteur APEM?

Les critères suivants sont les plus importants :
- montage
- type d’organe de commande (levier, poussoir…)
- pouvoir de coupure
- environnement (étanchéité…)

Obsolescence : est-il possible d’obtenir une ancienne série APEM ?

APEM, fabricant d’interfaces homme-machine depuis 1952, peut fournir aujourd’hui un produit déjà fabriqué 50 ans auparavant ! Ceci est un réel avantage pour nos clients dans certains domaines comme le militaire.

Où trouver les contacts “S” pour pointe de courant ? Existent-ils encore ?

Ces contacts sont toujours disponibles. Nous consulter.

Mon équipement est soumis au gel. Y a-t-il des produits adaptés ?

Les interrupteurs à levier série 3500 et les poussoirs série IA sont spécifiquement dédiés aux équipements soumis au gel. Egalement les interrupteurs à technologie piézo-électrique, caractérisés par leur construction étanche et l’absence de pièce en mouvement.

Switches  Switches Switches

Qu’est-ce que l’indice IP ?

The IP Code (or International Protection Ratingsometimes also interpreted as Ingress Protection Rating) consists of the letters IP followed by two digits and an optional letter. As defined in international standard IEC 60529, it classifies the degrees of protection provided against the intrusion of solid objects (including body parts like hands and fingers), dust, accidental contact, and water in electrical enclosures. The digits ('characteristic numerals') indicate conformity with the conditions summarized in the tables below. Where there is no protection rating with regard to one of the criteria, the digit is replaced with the letter X.

IP Ratings

Quel est l’indice IP d’un produit APEM non étanche ?

IP40.

Qu’est-ce que l’UL94-V0?

UL 94 est une norme concernant l’inflammabilité des matières plastiques, émise par les Underwriters Laboratories, USA.
Cette norme classifie les plastiques suivant la façon dont ils brûlent dans différentes positions et épaisseurs. De la plus basse à la plus haute, les classifications sont :

  • HB : combustion lente sur un spécimen horizontal; combustion < 76 mm/min pour une épaisseur < 3 mm.
  • V2 : la combustion s’arrête dans les 30 secondes sur un spécimen vertical ; gouttes de matières enflammées autorisées.
  • V1 : la combustion s’arrête dans les 30 secondes sur un spécimen vertical ; gouttes non autorisées.
  • V0 : la combustion s’arrête dans les 10 secondes sur un spécimen vertical ; gouttes non autorisées.
  • 5VB : la combustion s’arrête dans les 60 secondes sur un spécimen vertical ; gouttes non autorisées ; trou autorisé sur la plaque.
  • 5VA : la combustion s’arrête dans les 60 secondes sur un spécimen vertical ; gouttes non autorisées ; trous non autorisés sur la plaque.

Quelles sont les applications les plus courantes des interrupteurs ?

Voir les pages consacrées aux applications produits.

Comment estimer un pouvoir de coupure pour des charges inductives ? Y a-t-il un moyen empirique ?

On peut diviser le pouvoir de coupure avec charge résistive par 2. C’est une bonne estimation.

Est-ce qu’APEM propose des interrupteurs homologués UL ?

Oui. Certains modèles des séries suivantes sont homologués : AX (auxiliaires de commande), AS, AV, FM, S, SP, 1200, 13000, 1500, 2200, 25000N, 2600, 3600, 4100-4200, 4600, 4700, 5000, 55000, 57000, 600H, 600NH, 7000, 8000.

Comment alimenter les LED sur les interrupteurs lumineux ?

Une résistance doit être branchée en série par l’utilisateur. Si la résistance est intégrée dans le produit (LPI, KR, KL), il suffit de fournir le courant continu approprié. Sur les autres séries, une résistance doit être branchée en série avec l’interrupteur. APEM indique la tension nominale et le courant nominal de la LED dans la documentation concernant la série (dépendant de la couleur et de l’intensité lumineuse) pour calculer la valeur de la résistance.

Valeur de la résistance = tension d'alimentation - tension nominale Led
                               intensité nominale Led
Sur les séries IP et IR, la résistance peut être intégrée dans le produit par APEM. Nous consulter.

Quelle est l’épaisseur standard d’or d’un contact doré ?

0,65 µ


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